Jeudi 25 février 2010
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En ce début d'année, nous sortons la planche à trousser pour réaliser une 4 tonnes.
Très heureux de pouvoir pratiquer cet art ancestral qu'est le troussage, c'est le b.a.ba de la fonderie de cloche. Toute les fonderies par le monde fabriquent, soit leurs maître-modèles soit des
pièces de plus grande facture, par cette méthode.
Le Troussage est l'art de fabriquer les différentes parties du moule de la cloche, par rotation d’un gabarit ou drapeau autour d’un axe. Ce drapeau est une planche sur lequel ce trouve les
deux profils celui du noyau et celui de la fausse cloche
La première étape :
C'est la construction du noyau.
Sur ce shéma on aperçoit les différentes parties que
compose une planche trousser.
Le noyau est la partie du moule représentant l'intérieur de la cloche. Il est construit en briques habilement disposées et recouvertes d'argile, d'abord grossière puis plus fine.

Notre planche à trousser

Notre noyau terminé.
La seconde étape :
C'est la fabrication de la fausse cloche, la planche à trousser nous donnera le profil extérieur de la future cloche. La fausse cloche
reproduit exactement la forme, le volume de la cloche désirée et par conséquent sa note, légérement
plus haute, en vue de son accordage. Le début du troussage de la
fausse-cloche
Pour nos détracteurs, le faite d'accorder une cloche ne lui coupe pas sa voie bien au contraire, sa voie est plus
juste.


Sur la fausse cloche nous aurons pris le soin de parfaire la peau extérieur de la
fausse-cloche d'abord avec une argile très fine puis vient la cire qui nous permettras aussi de pouvoir appliquer les décorations.




Le lissage de la cire est capitale pour l'aspect de la surface de la cloche finie
On retire ensuite le gabarit afin de pouvoir poser les différentes décorations ; éffigie, texte, frise. En général le fondeur à en sa possession une collection de matrices en bois gravés dans du
buis (pour la stabilité dimensionnelle et la résistance de ce bois). Maintenant, nous avons aussi des matrice en platre ou en élastomère.



La troisième étape :
La création de la carapace ou chape.
La chape est la partie qui devra résister à la pression du métal lors du remplissage du moule, celle-ci doit avoir comme propriété, la solidité sans trop, une excelente résistance thermique et être
suffisament poreuse pour...A VOUS de TROUVER !

Cette partie est réaliser en argile de différente granulométrie, formée de couches successives, la première très fines nommée "Potée". Et des couches de plus en plus grossière, le tout armé de filasse de chanvre ou de lin
qui assurera une plus grande solidité.
Et pour terminer cette étape nous allons secher l'ensemble puis augmenter la température en vue du décirage du moule pour faire disparaitre la cire dont les empreintes resteront en creux et à
l'envers sur la chape.
A suivre !!
Par Le Saintier
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Publié dans : A l'atelier
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Félicitations pour ce blog, qui nous offre une magnifique vitrine sur le fabuleux métier de fondeurs de cloches